Aventus est un projet qui s’intéresse à l’industrie de l’événementiel et de la billetterie. Son objectif ? Utiliser la blockchain pour résoudre les problèmes auxquels sont confrontés les entreprises émettant des billets, ainsi que leurs clients, notamment lorsque ces derniers rachètent des billets de seconde main. Leur ICO (Initial Coin Offering) va être lancée fin août.

L’industrie de la billetterie et ses problèmes

Vous avez sûrement eu l’occasion de voir des revendeurs de billets, à l’extérieur des stades de foot ou à l’extérieur des salles de concert, essayant de revendre des tickets aux personnes qui n’ont pas pu en avoir à temps pour assister à l’événement. Souvent, ces billets revendus sont contrefaits et ne sont pas valides. Cela constitue à la fois un manque à gagner pour les organisateurs d’événements et une perte sèche doublée d’une déception pour les fans. En dehors de la contrefaçon, les billeteries doivent lutter contre la pratique consistant à acheter en masse des billets pour la revente au moment de l’ouverture des ventes. Cette pratique empêche les fans qui arrivent un peu plus tard d’acheter leurs billets, les revendeurs ayant pris d’assaut la billeterie à l’ouverture des ventes.

Ces problèmes, Aventus souhaite les résoudre en utilisant les technologies basées sur la blockchain et la plateforme Ethereum.

Une « blockchain » de tickets

A l’opposé d’un système soumis à la fraude et aux reventes sauvages, Aventus se positionne comme une manière juste, sécurisée et transparente, de gérer l’émission de billets. Aventus propose aux organisateurs d’évènements de retrouver un contrôle sur le le marché de la revente, appelé marché secondaire. Cela est rendu possible par le fait que les billets ne quittent pas la blockchain, sont traçables et ont certaines contraintes associées. Par exemple, il est possible de spécifier un prix minimum ou un prix maximum. Il est également possible de recevoir des commissions sur les ventes du marché secondaire, fonctionnalité qui ne manquera pas d’intéresser les organisateurs d’évènements.

Comment cela fonctionne ? Tout commence par la création de l’événement. Lors de cette création, les règles selon lesquelles les tickets vont s’échanger sur le marché sont définies. Il est ensuite possible de promouvoir notre événement directement sur la plateforme, et pour finir de vérifier l’authenticité des billets de manière simple.

Un token basé sur Ethereum

Aventus est fondé sur la plateforme Ethereum, avec des tokens ERC20 appelés AVT.  Il est difficile de parler de cryptomonnaie, dans le sens où contrairement à un cryptoactif tel que Bitcoin, il n’est pas destiné à être utilisé comme moyen d’échange généralisé au même titre que l’euro ou le dollar. On parle plutôt de token ou jeton. Ce jeton sert de carburant à la plateforme Aventus, L’AVT permettant de gérer les différentes transactions et les différentes opérations mises en avant par la plateforme.

Il est par exemple possible, à l’aide d’AVT, de voter sur le fait qu’un événement soit légitime ou non, afin de permettre à la communauté de dénoncer de manière décentralisée les événements qui ne sont pas véritables, évitant ainsi à des gens d’acheter des billets d’évènements fictifs. L’AVT permet également l’achat des billets et peut être utilisé pour la promotion des événements. Enfin, il permet de faire le lien entre les acheteurs et les revendeurs.

L’équipe derrière le projet

L’équipe d’Aventus est essentiellement britannique, pilotée par Alan Vey. Il en va de même pour l’équipe de conseillers. L’histoire d’Aventus a commencé en décembre 2016 avec le concept. Aujourd’hui, un première version alpha, très limitée mais présentant les fonctionnalités principales de la plateforme, est disponible sur leur site. La version béta est prévue pour le dernier trimestre de 2017, et le lancement de la version de production devrait avoir lieu le deuxième trimestre 2018.

La vente de token devrait durer 5 jours, sauf si les développeurs décident d’y mettre en fin une fois l’objectif de 15 millions de dollars atteint. Le prix est fixe, au contraire d’un modèle tel que celui d’EOS où le prix variait selon un système assez complexe. Il n’y a pas non plus de bonus pour les premiers arrivants.